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La playlist du dimanche : quand on a 19 ans en 1999

20 février 2018 3 min read

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La playlist du dimanche : quand on a 19 ans en 1999

( 3 minutes)
© A. Dall’Agnol

Dans quelques jours je fêterai l’anniversaire de ma petite sœur. Elle commence sérieusement à grandir, la bougresse, et à me foutre un coup de vieux par la même occasion. C’est simple, j’ai cette année le double de son âge. Je ne suis pas trop porté sur la nostalgie mais j’ai quand même envie de lui montrer qu’à son âge, on avait de sacrées pépites à se mettre sur les oreilles. Et que, quand bien même cette dernière phrase me qualifie définitivement de vieux, je me rappelle encore ce qu’était ma vie en 1999.

Photo souvenir

L’idée de cette playlist est de créer une sorte d’album de souvenirs jauni par l’évolution des goûts et la prise de maturité, mais dont on est assez fier pour l’assumer. Ma sœurette pourra la consulter seule, sans forcément que je la tanne pour qu’elle écoute absolument ce son magistral, « là, à la 3ème minute ! Ecoute moi ça !!! ». Cette playlist c’est un condensé de ce que j’écoutais, visionnais ou vivais en musique en 1999, l’année de mes 19 ans.

Rock n’ roll’s not dead

Il y avait encore pas mal de rock, autant que je me souvienne. Ma colère métal s’était un peu calmée, je commençais à m’ouvrir à d’autres horizons mais le rock faisait toujours battre mon cœur. J’écoutais finalement peu Foo Fighters, tant j’avais encore de mal à digérer la perte de Nirvana. Et pourtant, Learn To Fly faisait un tabac. Je me rattraperai des années plus tard, à me casser le bout des doigts à coup d’air-guitar quand je découvrirais à quel point Dave Grohl est le mec génial qu’on aurait aimé devenir quand on avait 19 ans.

Electrique ou électronique ?

Mon oreille évoluait, mes rencontres aussi. J’avais besoin de rythmiques synthétiques, de sons trafiqués. On entendait pas mal le tube de Fatboy Slim. Ou encore Archive. J’avais dû être salement amoché par le Fight Club de David Fincher dont la bande originale suintait le sang et la sueur (merci les Dust Brothers de ne rien proposer sur les plateformes de streaming…). C’était aussi l’année des Matrix, Ghost Dog, Magnolia et autre American Beauty : quoi de mieux que des films bien sombres pour entrer sereinement dans l’âge adulte ! Du coup, le spleen n’était jamais loin. Alors je me mettais un petit Jamiroquai ou Ben Harper pour me rappeler au bon souvenir de l’analogique. Les larmes n’ont rien de digital.

Mes amis, mes amours, mes emmerdes

Il y avait aussi les histoires avec les filles, de celles qui laissent un goût amer ou qui vous marquent à jamais. La bande son de ces romances intégrait -M- ou Aston Villa :  » J’étais arbre dans sa bouche/Pour x raisons/Depuis je ne suis que souche/Dans la chambre du fond « . Je voulais mettre du romantisme dans ma vie, Fred Franchitti m’apportait des wagons de poésie.

Galette

L’avènement du numérique n’était encore qu’une chimère, Internet ne faisant pour l’heure aucun mal à l’industrie du disque. Ce faisant, il ne permettait non plus d’être la source presque unilatérale des découvertes musicales. C’est donc par je ne sais quel hasard que je découvrais Rasta Bigoud, obscur groupe reggae breton, tout comme le Saïan Supa Crew, pourtant auteur du tube Angela… Ça avait quand même quelque chose de magique la découverte musicale IRL : pas besoin de scrawler ton interlocuteur pour enrichissir ton fil d’actu. C’est aussi se rendre compte qu’auparavant on allait dans un magasin pour écouter des disques…

Trève de nostalgie, place à la musique. Parce que la musique vivra, tant que vivra le blues. Ah que salut bande de jeunes.

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